2019 est mort. Ça y est. Ou décédé, comme dirait Diany. A ce point, je ne sais plus si je dois célébrer 2019 ou prier pour 2020. Tsais, 2019, c’était l’année des chamboulements ou du statu quo. Une stabilité faussement acquise, qui me convenait plus où moins. Et 2020, c’est l’illusion d’un souffle nouveau partiellement réel.

Mes bonnes résolutions n’ont pas ressuscité

J’avoue, c’était tentant. Passer un grand coup d’éponge sur la poussière ambiante. Mais, on est le 30 janvier 2020. Vous comprenez pourquoi je ne prends pas de bonnes résolutions ? Si, par hasard, m’était venu l’idée saugrenue d’écrire sur mon blog 2 fois par mois. J’aurais lamentablement échoué dès le premier mois.

Si j’avais involontairement décidé que 2019 terminé et 2020 commencé, il fallait que je mette en place des objectifs à atteindre pour une vie plus saine, je n’aurais pas mis cette cuillère de Nesquik dans ma bouche à plusieurs reprises. Je n’aurais pas été acheter ce super cookie aux pépites de chocolat chez la Mie Câline. Cookie que je ne voulais – presque – plus acheter étant donné le regard que me jette ma balance le lundi matin. Mais, ils m’ont donné une carte de fidélité et une carte de réduction de -10%. Je ne sais pas si je dois y voir là un signe.

Dans l’éventualité où j’aurais fait une liste de bonnes résolutions sur mon superbe agenda rouge, j’aurais dû y déposer tous mes auto-collants licornes, pour cacher cette mascarade.

2019 : une année mi-figue, mi-raisin

2019 a tiré sa révérence avec les ondes mi-positives de son début d’année. Bye mon job de communication, bye mon appartement en colocation de 200 mètres carrés, bye les copains, bye le Canada. « Mi-positives » car, parait-il, le verre est toujours à moitié plein ou à moitié vide. Mais quand il est à moitié plein, il est plein à moitié donc mi-plein donc mi-positif. Donc s’il est moitié vide, il est mi-vide donc mi-négatif. Alors, je me demande si je préfère le voir mi-positif et diminuer l’aspect positif ou mi-négatif et diminuer l’aspect négatif. Ou, je peux juste y voir un verre d’eau.

Tsais, quand je suis partie en 2017, j’avais un paquet d’énergie, d’envies et de motivation. C’était une porte qui se fermait sur l’obscurité et s’ouvrait sur la lumière. Mais c’était un leurre parce que j’en ai quand même bavé la première année au Canada. Et maintenant que je suis revenue en France, je n’ai pas réouvert cette porte, ou peut-être qu’elle est entrouverte mais ça avait commencé avant mon voyage retour. On n’échappe pas à soi-même mais ça, on le sait tous. On met juste un mouchoir dessus, puis quand il y a un grand coup de vent, il se barre. Et là, ben je crois qu’il est collé à une crotte de nez. Je ne suis pas tout à fait dans le noir mais la luminosité s’amoindrie.

En réalité, 2019, c’était l’année de la transition. Sur ses plateaux, Thémis y a posé du mauvais et du bon. Même s’il n’est pas faux de dire que j’avais mal anticipé le retour à 0 et que je ne pensais pas le vivre aussi difficilement.

2020 : priez pour moi

Que 2020 soit l’année du changement, ça serait tarpin bien. Nouvel appartement avec Dou, nouveau job, regain de vitalité, de positif, perte de 2 kilos, un peu d’art et de culture. Que nous réussissions finalement à jouer à des parties de Guess UP en sachant qui sont ces célébrités, ces pays et ces parties du corps humains inconnus à nos yeux. En ce moment le karma joue avec mes nerfs. J’ai dû faire des trucs un peu limite pour qu’il se comporte de la sorte avec moi.

J’ai redécouvert Lisa Rinna dans « The Real Housewives ». Tsais, Lisa Rinna c’était Victoria « Taylor » Davis McBride dans « Melrose Place ». Bon, on suit tous des people sur Instagram, ne vous mentez pas, ne me mentez pas. Elle a une bonne vibe. Je pense que je vais faire comme elle, tous les jours : danser frénétiquement sur des chansons joyeuses. Ça ravivera peut-être les braises de ma bonne humeur lancinante.

Mais ce soir, c’est Opéra. La toute première fois. Toute, toute première fois à l’Opéra. Et je n’attends qu’une chose. Que la musique et le chant m’emporte entièrement et me fasse vibrer. D’être envahie d’émotions, lâcher les vannes et ressembler à une madeleine imbibée d’eau qui se décompose.

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