Balades à la Martinique

D’activités culturelles, en passant par les visites familiales et les balades, j’ai sillonné quelques coins de la Martinique : Sainte Luce, Rivière Salée, Le Lamentin, Fort-de-France, Case Pilote, Belle-Fontaine, Le Carbet, Saint-Pierre, Morne Rouge et route de la Trace. Mais aussi Le Diamant, Les Anses d’Arlet, Les Trois Ilets, Petite Anse, Grande Anse, Anse Dufour. Ou encore Saint Esprit, Le François, Le Robert, La Trinité, Sainte Marie. Et enfin Le Marin, Saint Anne, Rivière Pilote, Le Vauclin, Rivière Salée, Le Lamentin, Saint Joseph. Déjà fatigué ?

Le Parcours Santé de Morne Cabri

C’est parti pour une balade avec Sylvain, mon ami d’enfance. Treize piges qu’on s’était pas revu ! A l’époque on jouait aux Lego et au G.I. Joe en écoutant « Petit Frère » d’IAM.

Robe et talons compensés de 10 cm, c’est parti pour découvrir le Parcours Santé de Morne Cabri au Lamentin. Eh oui, j’étais équipée pour une petite marche surprise en sous-bois et mangrove. 

Perdue parmi les crabes, sans anti-moustiques ni crème solaire ; comment allais-je survivre ?

L’espace d’un instant, motivée à la vue des agrès, j’ai hésité à courir, faire quelques tractions et abdos, mais bien vite je suis revenue à la raison.

Peu de monde, quelques sportifs, balade sur le platelage traversant la mangrove.

Il parait qu’on peut y pécher des crabes avec un bout de ficelle et du poulet grillé.

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Balade vers le Diamant

Le rocher du Diamant et la femme couchée

Avec Kent, on est passé au Diamant pour voir le Rocher. Kent c’est mon correspondant depuis un paquets d’années ! 2004 si je ne me trompe. Je l’avais rencontré sur tchatche.com, il me semble. Mon pseudo à l’époque c’était « madininette972 », « bellemetisse972 » ou un truc du genre. Chacun ses dossiers… Bref, on avait pas mal sympathisé. Puis, on s’est rencontré quand il est venu sur Paris. Et on s’est retrouvé quand il est rentré en Martinique.

Onze ans en arrière, j’étais en bateau avec Tonton Nerville, à l’occasion de la course de Yoles. Ce rocher est gigantesque, j’étais impressionnée. Cette fois nous l’avons vu de loin, depuis la jetée avec à notre droite la fameuse femme couchée du Morne Larcher. J’ai toujours cru qu’elle était couchée sur le côté mais en réalité, elle est couchée sur le dos, elle regarde le ciel, les cheveux tombant dans l’eau ; on ne voit que son visage et le début de sa poitrine.

Le CAP 110 : mémorial de l’Anse Caffard

Un peu plus loin, on est allé au CAP 110, le mémorial situé sur l’Anse Caffard, édifié en 1998, à l’occasion du 150ème anniversaire de l’abolition de l’esclavage et en hommage aux victimes du dernier naufrage de navire négrier arrivant en Martinique. C’est aussi un très joli point de vue sur le Rocher du Diamant et le bourg.

La maison du Bagnard Médard Aribot

On est passé devant la Maison du Bagnard, mais on ne s’est pas arrêté. Jsais pas pourquoi d’ailleurs. Puis on est arrivé à un superbe point de vue sur la route côtière. C’était reposant et rafraîchissant.

Kent m’a ensuite emmené à Les Anses d’Arlet pour voir le bassin Dlo Ferré. Une balade sympatoch sauf en talons compensés. On ne me prévient jamais aussi !

C’était boueux, pentu et glissant mais la chute à été évitée bien que j’ai failli rester coincer en haut des rochers, pieds nus.

Vu la distance qui nous séparait et la proximité de la mer, j’ai préféré rester à distance. Paraît que l’eau est chaude et riche en fer ; on dit qu’elle soigne les rhumatismes.

Mettez vos lunettes de vue pour distinguer le bassin sur la photo. Vous voyez l’espèce de trait jaune horizontal sur la roche ? Et bien il est juste après, et avant la touffe d’herbe.

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Randonnée à la Savane de Pétrification

La Savane de pétrification prend son départ après la plage de la Grande Terre des Salinesau bout de la presqu’île de Sainte-Anne. La dernière fois qu’on est allé aux Salines avec mum, y avait personne. Seulement nous et un cocotier. Le rêve de carte postale.

Oui, sauf que c’était trop beau. De retour à la maison, ça gratte mais ça gratte. Le résultat de dizaine de maringouins qui avaient œuvré, secrètement, pour se nourrir. Ça démange, ça apparaît au fur et à mesure et ça a duré plus d’une semaine. J’étais devenue une femme aux jambes à pois rouge.


Un début de randonnée plutôt funky

Du coup, pour cette randonnée dans le même coin, mais cette fois avec papa, Angélique et Monique, j’avais embarqué la crème solaire et l’anti-moustique. Je m’en suis tellement badigeonnée que j’ai failli asphyxier ma sœur. Sans oublier le super chapeau de paille de tatie et mes tresses de chaque côté, je faisais tout à fait couleur locale, ou pas.

1ère étape de la randonnée, facile, quelques arbres, un peu de boue, et des crabes, beaucoup de crabes.

2ème étape, ça se complique lorsqu’il faut atteindre l’autre côté de la rive. Parce que, comme on le sait tous, un pont se situe au milieu d’un étang. Pour l’atteindre, il faut sauter sur des roches disposés dans l’eau puis faire de même du pont à l’autre rive.

L’eau est trouble, on ne voit rien. On se lance quand même en baskets, pieds nus ou en chaussettes. On serre les fesses. Ça serait bête de glisser, tomber à l’eau et s’enliser dans la vase. Une fois de l’autre côté, un doute sur le retour et la probabilité que ça soit pire, mais c’est fait, alors on continue.

Il y a le ciel, le soleil et la mer

Le reste est plutôt facile et agréable. Le sol est sec, aride le soleil tape franchement mais le vent nous rafraîchit lorsqu’il ne prend pas quelques libertés avec mon chapeau. Sur le chemin, des cactus, des falaises, la plage, des sentiers au milieu de la végétation et des herbes hautes couleur paille nous offrent un très joli ballet. Par endroit, des tapis de bernard-l’hermite, j’en étais presque à faire la marelle pour les éviter.

Un retour mémorable et folklorique

Au retour, bien évidemment l’eau avait monté, quelle galère. Plus question d’essayer de traverser sur les roches, qui pour certaines, étaient submergées. Chaussures autour du coup, short remonté au max et tâtonnement de doigts de pieds. Quelle douce sensation que d’être aspirée par la vase.

Résultat, le short trempé, un sacré fou rire et un coup de soleil. Je n’étais plus une femme aux jambes à pois rouge mais une femme aux jambes bicolores : vanille, framboise.

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