Ce matin je me suis levée, la tête dans les choux mais de bonne humeur, peu d’énergie (la faute à Mistresses) mais positive et motivée.

Plus d’école pour moi mais work work work dixit Rihanna. La rentrée me fait toujours penser à la grisaille, la pluie, le froid ; « les feuilles mortes se ramassent à la pelle… » Pourtant, chez moi, c’est soleil toute l’année ! 😀

Des bonnes résolutions à la mode

Ce n’est pas encore le nouvel an, les habits de lumière, cotillons et touti cointi. Mais après la débauche de l’été, pool party à Ibiza, bronzage à la graisse à traire et visite de Los Angeles avec le Prince de Bel Air, il est temps de remettre les choses en perspective. Du coup, prendre des bonnes résolutions, c’est tentant, surtout lancées à la va-vite entre 00h00 et 06h30 après quelques shots de Tequila. Je ne sais pas trop si septembre est le rappel des résolutions prises en janvier où si c’est l’inverse. D’ailleurs, je suppose que vous avez remarqué que souvent, chaque année, on reprend les mêmes résolutions que l’année précédente.

La problématique des bonnes résolutions

La manière dont on appréhende ces résolutions est problématique. Elles sont souvent motivées par des faits extérieurs, prises à la louche et exercent une pression : comme une énorme avalanche qui s’abat sur nous. « Ce sont mes exigences disproportionnées et inatteignables envers moi-même – ce que je devrais être – qui me rendent la vie si difficile. » Des exigences qui sont souvent le reflet de la société, des medias, de l’éducation, qui véhiculent l’image de la perfection. Cette diffusion constante nous pousse à vouloir nous en rapprocher voire à l’incarner, à tort. Certains se sentent même coupables de ne pas être conforme à cette image. Or la culpabilité n’est pas le meilleur leitmotiv pour progresser, ni la contrainte induite par les « il faut », « je dois ».

Tout est romancé, on nous abreuve d’idéal pour nous faire rêver. Moi aussi je veux être un mixe entre Michelle Obama, Anna Fisher, Rosa Parks, Marie CurieCléopâtre et c’est « normal ». « Le désir d’accomplissement est inscrit dans la nature humaine (…) nous sommes des êtres de désir (…) ce besoin a été exacerbé à l’ère de l’individualisme » cf Michel Lacroix, peut-on vraiment se réaliser ? Grands Dossiers N° 35.

La société encourage chaque année, une prise de décisions généralistes, empiriques et parfois extrêmes : les « bonnes résolutions ». Les medias écrivent pléthore d’articles sur les bonnes résolutions, sans compter l’aliénation constante : plus beau, plus fort, vie saine, cultivé, confiance en soi, intelligence, indépendance, succès, etc. Nan mais arrêtez de mettre les femmes en tenue d’Eve pour vendre des baskets ! Où alors mettez plus d’hommes en tenu d’Adam pour vendre du parfum : à quand une nouvelle pub Lacoste ? 😀

Avant je prenais des bonnes résolutions

J’imprimais tout un tas de paperasse à coller sur la porte de mon dressing. Un rêve issu de toutes ces années où je me suis abreuvée de séries B à la « Sister Sister » ?

Je scotchais quelques trucs visuels à faire :
– sport : gainage, abdos fessiers, renforcement et relaxation pour le dos ;
– méditation. J’ai acheté un livre il y a plus de 3 mois, j’ai lu 12 pages et j’ai failli m’endormir lors de ma première tentative de méditation ;
– me lever tôt. Dévorant les séries Power, SuitsUnreal jusqu’à tard, c’est compliqué ;
– manger des fruits de saison, locaux, parce qu’une tablette de chocolat tous les 3 jours, c’est un rythme que je maintiens aisément et c’est bon pour le magnésium mais je pousse un peu trop mémé dans les orties ;
– lire. J’aime les livres, les voir, les acheter mais ne prends pas le temps de lire. Du coup j’ai la bibliothèque de Poudlar et je n’en ai pas lu le quart du tiers de la moitié ;
– apprendre la guitare, le piano en autodidacte.

J’en passe et des meilleures

Des bonnes résolutions à la pelle

« Dans 1 an, je suis une business girl à la Jessica Alba avec le portefeuille de Bill Gates ! ». Mouaiiis. Dans l’euphorie, je mettais le paquet en dressant une liste de résolutions longue comme le bras, parfois irréalistes. Je voulais tout, tout de suite et sans efforts, c’est toujours plus simple. C’était jouissif et rassurant de m’imaginer un moi perfectible, mais illusoire. A l’époque je prévoyais de commencer le lundi, le lundi c’est bien, c’est le début de la semaine et ça laisse le temps de voir venir. Parfois la procrastination me kidnappait le lundi suivant.

Ça ne fonctionnait pas. Pourquoi ? Non mais vous avez vu la liste, qui plus est non exhaustive. J’ai les neurones en ébullition. Il aurait fallu que je sois hyper active, que j’investisse dans un logiciel de gestion de projet où au moins dans l’achat d’un cahier de texte, à l’ancienne. De plus, au quotidien, ça demande de l’implication, de la motivation, des efforts, du soutien et le tatouage de Michael Scofield. C’est un travail de longue haleine auquel je ne m’étais pas réellement préparée. Mes espoirs faisaient vite place au découragement et au sentiment d’échec. « L’une des plus dangereuses tentations de la réalisation de soi est de vouloir tout faire, tout entreprendre (…) il conduit à l’éparpillement, au zapping stérile. » cf Michel Lacroix, peut-on vraiment se réaliser ? Grands Dossiers N° 35.

De « bonnes résolutions » à « acceptation »

Je pense que pour devenir celui ou celle que l’on aspire à être, il est préférable de faire le chemin inverse (Gnein ?) : « On veut changer pour s’aimer alors que la route est de s’aimer pour changer. » Avancer Simplement.

Il est nécessaire de comprendre la cause pour apporter la solution. La clef me semble être dans « deux approches complémentaires :
– L’optimisation par l’acceptation : accueil de la pensée, de la sensation ou de l’émotion selon la situation, sans chercher à s’en débarrasser (…) qui réduit le recours à des réactions automatiques (…) générant une amélioration du bien-être ;
– L’optimisation par le comportement issu de la psychologie positive : mettre en place des comportements qui entraînent un mieux être. » Rebecca Shankland, s’améliorer ou s’accepter ? Grands Dossiers N° 35.

Analyse et compréhension de ses mécanismes => acceptation des émotions et sensations en lien avec soi-même => amélioration de soi

Dans la prise de ces multiples résolutions annuelles ou biannuelles, que l’on ne tient pas, c’est à cela que l’on aspire : se réaliser. La compréhension, la constance, la motivation, le désir, la persévérance et la positive attitude, comme dirait Lorie. Ce sont des axes essentiels de la réalisation de soi qui se traduit par un « projet de vie ». « Je me perçois comme ayant des possibilités, mais aussi comme ayant à les traduire en actes, à les faire passer du virtuel au concret (…) l’action est indispensable à la réalisation de soi. » Peut-être « faut-il se résoudre à ne pas réaliser toutes ces possibilités » car je ne peux exceller dans tout. « Je dois faire des choix » puisque « l’auto réalisation est inséparable d’une auto limitation. » cf Michel Lacroix, peut-on vraiment se réaliser ? Grands Dossiers N° 35. 

L’optimisme

J’expérimente depuis un certain temps l’attitude optimiste. 

« L’optimisme se décline en 3 attitudes majeures :
– la capacité à pouvoir anticiper ce qu’il va se passer de manière plus positive que négative ;
– le mode de pensée qui face à un événement douloureux, fera une analyse cognitive qui en limite l’aspect négatif et la généralisation ;
– le sentiment d’efficacité, la confiance en ce que l’on peut faire, dire, avoir, être, penser. » cf Alain Braconnier, devenir optimiste, ça s’apprend ! Grands Dossiers N° 35. L’optimisme ne va pas taire le négatif mais le constater en se disant qu’il y aura une issue favorable. Le pessimiste va ressasser le négatif et peut aller jusqu’à se dévaloriser.

C’est plus facile à dire qu’à faire, je le sais car on me taxait de pessimiste alors que je me disais réaliste, avec une légère tendance à voir les choses en négatif, juste un chouia. Aujourd’hui, je suis une réaliste-optimiste ; je vois des cochons roses qui volent partout, et ça, ça change tout !

Etre positif pour avancer

Un jour, j’en ai eu marre d’être pessimiste, on me reprochait de voir la vie en dégradé gris/noir. Et surtout j’ai rencontré une fille lumineuse. Elle prend les choses du bon côté en étant persuadée que le positif amène le positif : c’est le cercle vertueux. Je suis sûre que vous avez expérimenté une autre forme de cercle : le cercle vicieux. Le négatif amène le négatif ou du moins on ne voit que ça. Ce n’est pas aisé de devenir optimiste, il faut faire des efforts afin de modifier ses automatismes et sa façon d’appréhender les choses.

C’est un long cheminement qui m’a amené à cette volonté de changer ma vision de moi-même. J’ai acheté deux livres :
– l’un m’a permis de comprendre mes mécanismes. Je l’ai dévoré en une nuit et me remémore parfois certains passages ;
– l’autre sur la confiance en soi m’a permis de redorer mon blason. Au départ je n’étais pas prête à sortir de ma zone de confort alors je l’ai laissé de côté pendant un an. Arriva ce jour, vite vite, papier, crayon et remise en question. Et là, Ré vé la tion, il me fallait des projets pour me prouver que j’étais capable et saisir les opportunités pour me sentir vivante (cf à l’optimisation par le comportement). Passer de spectatrice à actrice pour vivre dans la joie, la motivation, la bonne humeur et avancer. A moi le base jump, le funambulisme et le plongeon extrême ! Ou pas.

Une démarche qui s’inscrit dans le temps

Quotidiennement, je note des choses à faire. Les jours où je suis productive, mon taux de satisfaction personnelle augmente. Je me fixe aussi un objectif à court terme ou un objectif à long terme et des paliers successifs à atteindre. En effet, un objectif sans plan n’est qu’un souhait et je ne suis pas Cendrillon. Lorsque j’atteins mon objectif, je débouche le Champomy et sors les amuses-bouches. En gros, je fais une méga fête et m’auto-congratule.

Je ne vais pas non plus exagérer en disant que je vis dans l’euphorie constante. Je ne chante pas tous les matins « le soleil vient de se lever, encore une belle journée… » quoi que ça pourrait-être un bon leitmotiv. Lorsqu’il pleut j’ai davantage envie d’être devant un téléfilm avec un chocolat chaud et des céréales que de lire mon Bescherelle sur l’Histoire de France. Parfois, j’ai quelques phases lunatiques : je ne vis pas dans le monde des Bisounours.

Pendant un court labs de temps, j’étais telle Mary Jane avec son lot de post-it de citations positives. Je les accrochais partout, mais j’ai arrêté, j’avais l’impression de passer pour quelqu’un de louche O_o.

Motivation et désir

« Ta réalisation personnelle est une fusée à deux moteurs : l’un dépend de tes aptitudes, de tes talents, de tes capacités. L’autre fonctionne à la motivation, au désir. Or, ces deux moteurs n’ont pas la même puissance, pas la même importance. C’est surtout le deuxième moteur, celui du désir, de l’aspiration,de l’envie, qui compte. Arrête donc de te demander avec anxiété si tu peux, si tu as les capacités pour. Demande-toi plutôt si tu as envie. Ecoute tes désirs profonds, c’est l’essentiel ! » Michel Lacroix

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1 Commentaire sur "Trop de bonnes résolutions tuent les résolutions !"

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Cool834
Invité

Positive position

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