Je sors de chez le coiffeur, j’ai les cheveux frisés et vraiment, je reste dubitative.

D’abord je suis allée chez l’ostéo. Sept heures trente, révision complète. Il y avait du boulot. Mon estomac s’était fait la malle dans mon bras gauche et mon bras droit était récalcitrant. 1h15 plus tard, j’en ressors fraîche comme un gardon !

Les tifs secs et les pointes à l’agonie, je me rends illico chez le coiffeur. 

Le coiffeur n’est pas mon meilleur ami

Pourquoi ?
– « oui, oui, je sais coiffer les cheveux frisés »… en fait non ;
– ayant des difficultés au démêlage, il repart avec la moitié de mes cheveux sur la brosse ;
– il coupe 5 cm alors que j’ai dis 2 cm grand max. Sur cheveux frisés ça fait 5 cm x 2 = 10 cm = 8 mois de pousse O_o

Et pour le grand final, au choix : 
– il vaporise de l’eau, 2 gouttes de sérum et frictionne les cheveux en prenant soin de bien défaire toutes les boucles avant de les sécher. Résultat, je ressemble à un choux fleur ;
– il me propose un brushing, 20 euros de plus au compteur et accessoirement me crame le crâne.

Ah… ça oui, c’est beau les cheveux frisés

J’ai du volume, j’ai la crinière d’une tigresse et on me repère de loin !. Quand j’attache le tout, je passe incognito. Ça me demande de l’entretien, bien que je n’ai pas de « routine capillaire » ! L’hiver, je n’ai pas besoin de bonnet, l’été, c’est un peu plus chaud. Quand il pleut, je ressemble à un caniche ; phase séduction à éviter. Quoi qu’il en soit, j’adore ma touffe ! J’ai trouvé à deux reprises de bons coiffeurs mais ils ont déménagé : la loose. Les experts des cheveux frisés ne courent pas les rues mais de temps à autres je passe la porte d’un nouveau salon en Moonwalk.

Pourtant, je suis déjà allée chez ce coiffeur et j’étais plutôt satisfaite. J’avais opté pour LE brushing de l’année. Lorsque j’inclinais sensuellement la tête, ça ne faisait pas encore pub l’Oréal ou Garnier, mais ça ne faisait pas non plus effet carton pâte.

Une expérience de plus chez le coiffeur

J’ai eu droit à celle que je ne connaissais pas… Je précise systématiquement : « …couper les pointes, garder ma longueur au maximum et faire un léger dégradé pour ne pas ressembler à un cocker« .  Elle avait l’air de s’y connaître, ça fait 17 ans qu’elle est coiffeuse, je me détends. Elle vient d’emménager, c’est son premier jour mais elle me fait comprendre qu’elle n’est pas stressée. J’aurai dû tilter, mais je demeure détendue… jusqu’au massage relaxant où j’ai cru qu’elle allait me décoller la peau du crâne. Je suis toujours un peu gênée dans ces cas là et j’ose peu me manifester à tort. Heureusement ça n’a pas duré longtemps. Masque de rigueur pour cheveux secs, 5 euros les 3 grammes, j’ai de la chance, c’est Byzance.

Moment fatidique, la coupe. Mais avant le coupe, le démêlage des cheveux, et là, c’est le drame. La patronne l’observe, la pression monte, je la sens stressée, elle affiche un sourire de façade. Elle dégaine son peigne de poupée pour coupe météo (dégagé sur le dessus et couvert sur les côtés), mon sourcil se lève. Son arme n’est pas de taille fasse à ma tignasse.
– premier obstacle : séparer les cheveux. C’est pas gagné ;
– deuxième obstacle : démêler les cheveux. C’est la galère ;
– troisième obstacle : ne pas coincer le peigne dans les cheveux. C’est raté.

Elle commence à me couper les pointes alors qu’elle n’a pas fini de démêler mes cheveux. Elle sent que je la fixe, je commence à être tendue comme un string, je la sens défaillir. Cinq minutes top chrono et c’est terminé. Ah bon… déjà ? Je ne suis pas coiffeuse mais elle n’a pas fait la moitié de ce que j’ai demandé. Pour le dégradé, je repasserai… ou pas, surtout pas. J’ai l’impression d’avoir échappé au pire.

Comme d’habitude

Je sors mon élastique à chignon le seuil de la porte dépassé. Le but, passer inaperçu avant de rentrer et mettre ma tête sous la douche afin de retrouver visage humain.

C’est quand même ahurissant qu’un coiffeur ne sache pas coiffer tous les types de cheveux et qu’aussi peu soient spécialisés dans les cheveux bouclés / frisés / crépus. Mais ce qui m’horripile le plus, c’est celui qui affirme savoir coiffer ce type de cheveux, par fierté, par bêtise, par vanité alors qu’il n’y connait rien. Parfois, même les spécialistes sont à côté de la plaque. Plus « le temps passe, passe, passe » et plus il va y avoir de cheveux bouclés / frisés / crépus ; à quand une vraie formation dans les écoles de coiffure ?

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2 Commentaires sur "Je sors de chez le coiffeur. J’ai les cheveux frisés"

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Cool834
Invité

Excellent reportage

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