COVID-19

Les écouteurs dans les oreilles, je démarre une playlist « Happy songs » sur Spotify. Vomir cette chanson quotidienne COVID-19 et insuffler un peu d’inspiration à mes neurones. Assise sur le canapé d’angle, la fenêtre ouverte au rez-de-chaussé. J’essaie de respirer l’air moins pollué et profiter de la luminosité. Les chaussettes de noël rouge et grise aux pieds, le papier d’une tablette de chocolat froissé traînant sur la table. « Shotgun » de Georges Ezra n’est pas pire pour commencer ce nouvel article.

C’est dans l’air, tu le sens, c’est un peu différent. Un peu comme le son « Say Amen » de Panic! At The Disco.

COVID les rues…

Tu les humes ces effluves de gel hydroalcoolique dans la rue ? Tu les vois ces gants multicolores qui ornent les mains de quelques-uns et ces masques qui mangent le visage des plus chanceux.

COVID les rues, les masques dehors. La moisissure vide notre foyer, les masques dedans. Les masques, tout le temps.

Il y a ceux qui ont ressortis leurs effets d’hiver : gants en cuir et écharpe en guise de barrière contre le virus. Ces regards d’inquiétude et de méfiance guettant la moindres toux sauvage.

Alors de peur de provoquer un vent de panique, je retiens ma toux qui est devenue chronique. Et regarde en coin ceux qui sont sur le point d’expulser un nuage de micro-gouttelettes véhiculant possiblement ce virus à 6 mètres. Je suis prête à changer de trottoir, s’il le faut.

Et il y a ceux ceux qui n’ont cure des avertissements, abandonnant aux autres leurs préoccupations. Cette atmosphère tantôt d’anxiété, tantôt de vacances.

Et vous, où étiez-vous dimanche 15 mars, après qu’ils aient fermé tous les commerces non-essentiels de France ? Nous, nous ne sommes pas allés faire une balade de 20 minutes dans un parc éloigné pour prendre l’air, profiter de la nature et du soleil. Il y avait peu de gens dans ce parc, nous avons fait quelques détours pour éviter les enfants, et retenu notre souffle un temps. Juste au cas où…

… et rempli les foyers

La plupart sont là, à la porte des magasins alimentaires. Attendant leur tour pour remplir de bouffe leurs placards qui dégueulent. Cet égoïsme et parfois la culpabilité qui se dégage des regards furtifs. Pas de pénurie. Pas de pénurie. Mais du papiers Q à profusion.

Est-ce que ces ouvriers sur l’échafaudage ont remarqué que ça fait 4 fois que je passe devant eux ? Je suis allée faire les courses, mais pas plus que d’habitude. Seulement dans 4 magasins différents, discrètement, pour remplir notre placard à deux niveaux de 50cm x 50cm x 50cm.

Tu l’imagines, cette sphère avec une couronne, qui continue sa progression dans les corps, sur les surfaces, laissant des traces rouges et gluantes sur son passage ?

C’est un peu l’image que je m’en fais. Loin de moi l’idée de me laisser contaminer par ce stress ambiant. D’ailleurs, je n’ai pas acheté de produit anti-bactérien pour nettoyer les quelques conserves que j’ai acheté. Et je n’ai pas demandé à Diany de se laver les mains, le visage et de se brosser les dents en rentrant du travail. Enfin, juste au cas où…

Et maintenant ? On attend.

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