Bye Montréal, je suis sur le départ. On se reverra peut-être un jour, si l’immigration valide mon Certificat de Sélection du Québec et que j’ai assez d’argent pour faire ma Résidence Permanente. Sinon, je regarderai quelques photos en souvenir de ces 2 ans passés avec toi ; un peu comme une parenthèse.

Les semaines qui ont précédé mon départ de Montréal ont été mouvementées, autant dans la logistique que dans ma tête. Pour la tête on repassera, c’était trop le bordel et surtout le stress. Pour la logistique, c’était pas gagné.

Le CSQ

Déjà disons-le, pressé de retrouver Moissy Cramayel, Diany m’a lâchement abandonné, 1 mois avant. Un mois avant, car il fallait que je capitalise sur les 2 ans que j’avais passé au Canada en lançant ma demande de CSQ, au cas où. Cinquante deux semaines de travail à 30h au moins, c’est ce qu’il faut pour lancer la demande via le PEQ. Lors du départ de Montréal de Diany, semaines que j’avais, mais en fait que je n’avais pas. Parce que tout est dans le calcul et que décidément, les maths ce n’est pas mon truc. Note à moi-même, pensée limitante à limiter.

La colocation

Chicane avec ma coloc, je sens que je maîtrise le B.A.-ba de la gestion de conflit. Le secret? Feindre le fait qu’il y ait un problème quand tu vois la personne et n’en discuter que par messages interposés. Un mode de gestion sain, ou pas. Le sujet? Trouver un locataire pour me remplacer. Mais elle ne semblait pas pressée de le faire même une semaine avant mon départ ; procrastinatrice à ses heures perdues.

Le billet d’avion

J’avais pris mes billets avec une compagnie low cost, pour la première fois. Je me suis dit que j’allais économiser beaucoup d’argent, au moins la moitié de ce que ça m’aurait coûté initialement. Rien que cette pensée est louche. J’ai donc dépensé la moitié en plus. D’abord, parce qu’à surname j’ai mis mon prénom et qu’à name, j’ai mis mon nom. Et là, c’est le début de la galère, parce que la compagnie avec laquelle tu décolles aurait pu faire le changement gratuitement mais que tu as préféré réserver ton billet avec une autre compagnie. Donc tu finis par payer 50 euros (50 euros), pour qu’ils inversent ton prénom et ton nom. Bim dans ta face.

Pourquoi payer ? Parce qu’à l’aéroport, ils peuvent le faire mais ça peut mettre du temps et que si par quelques miracles que ce soit ça met trop de temps, l’avion part sans toi. En plus, ça fait 3 fois que tu appelles les deux compagnies et que tu essaies de négocier mais rien à faire. Et puis ça serait bête de rester coincer à l’aéroport, avec ce billet que tu as payé en dollars américain, alors que tu pensais avoir payé en dollars canadien. Et que finalement ben le taux de change n’étant pas aussi avantageux. C’était déjà pourri depuis le début.

Les bagages

Une valise, c’est ce que j’avais naïvement prévu, pas mon billet low cost. Lui, il n’avait rien prévu. Cinquante dollars pour la valise. Bien entendu, après 2 ans passé à Montréal, on accumule des choses, qu’on a pas toujours acheté d’ailleurs. Je m’étais donc bien voilé la face en croyant que j’allais repartir avec une seule valise. Même après avoir donné mes adorables chaussures à talon compensé ; Julie chéris-les. Deux valises donc, 30 dollars pour l’achat et toujours pas prévue dans mon billet d’avion. Quatre-vingt dollars pour la valise supplémentaire donc.

Le bus

Mes valises étaient prêtes, 2 au lieu d’une, bien trop lourdes pour une seule personne ; merci Noémie d’avoir embarqué avec moi dans cette galère. (Noémie c’est une de mes anciennes coloc. Je ne m’entendais pas avec elle d’ailleurs. C’est bête qu’on se soit parlé 1 mois avant mon départ alors qu’on a habité en semble presque un an). J’avais évidemment choisi le jour le plus chaud pour partir, des gouttes de sueurs venaient tapisser mon front sur le trajet de seulement 3 minutes à pattes. Le bus était ponctuel, c’est dommage qu’il eut fallu mettre toutes les valises dans le porte-bagage pour se rendre compte que mon pass STM, que je n’avais évidemment pas chargé pour un mois, ne passait pas. Sans compter que je n’avais absolument pas 10 dollars en monnaie pour prendre un ticket dans le bus. Abort mission

Deux valises de 20 kilos donc, à se trimbaler, pour aller dans le métro chercher un ticket de bus. Je vous passe la balade, le distributeur automatique qui ne les délivrent pas, la queue au guichet et l’heure qui tourne. De retour pour prendre le bus, je veux absolument valider mon ticket 10 dollars pour l’aéroport sur la borne du bus qui en réalité ne fonctionne pas. Dix dollars donc, dans le vent.

Le Téléphone

Une fois dans le bus, j’avais envie de râler auprès de mes proches. Sauf que Fido, que j’avais appelé pour clôturer ma ligne téléphonique la semaine d’après, m’avaient passé sur du prépayé ; fini la 4G. Efficace mais pourquoi tant de haine, ce jour? J’ai donc dû les rappeler, heureusement un gentil monsieur s’est débrouillé pour me créditer 1 giga. Merci gentil monsieur.

L’aéroport

Au cas où mes valises pesaient trop j’avais déjà prévu de mettre mes chaussures et mon manteau d’hiver, -40 degrés. Au pire, un peu confiné dans les sièges éco pendant 7h. J’ai foncé aux balances pour le verdict ; bien évidemment, je n’avais pas pesé mes valises. Bagages en dessous du poids autorisé! Toutes ces choses que j’ai données, bye mes petites chaussures à talon compensé, snif. A l’embarquement la dame a été rapide comme l’éclair, les cadenas que j’avais donc acheté pour mes valises sont restés dans ma poche, 8 dollars. Bon, ben…

Une fois dans l’avion, soulagée : le départ de Montréal. J’avais qu’une envie : arriver en France.

Bye Montréal

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