Erik Pédurand est l’un de ces chanteurs qui vous marquent.

J’ai assisté à un de ses concerts, en février 2013, par simple curiosité. Une petite salle de concert à Paris, un guitariste, un bassiste, un percussionniste, un pianiste, Erik Pédurand et la magie opère. Le public entonne toutes ses chansons et se trémousse allègrement. Des rythmes venus d’ailleurs, de l’ambiance, de la chaleur ; je me laisse embarquer de titres en mélodies, tout au long de la nuit.

Après ce concert, j’ai revisité son univers grâce à ses albums « Chayé Kow » et « Ecole Créole« . C’est le genre d’artiste qui transcende la musique. Il est inspiré et inspirant. Sa musique métissée puise dans ses racines ; un savant mélange entre Gwo ka, Blues, Soul et Jazz.

Certains morceaux m’ont particulièrement touchés.
« Elle donne » sensuelle et subtilement érotique.
« Chimen lanmou« , « Si ou pas là« , « Mal« , délicates et attendrissantes.
« Raché« , « Mofraz« , « Mèt Mo » poignantes et douces.
« La vi bon » et « Paris Chérie » nostalgiques.
« O lwen« , « Congo » et « Chayé Kow » colorées.
« Elisa » urbaine et enivrante.

Les atmosphères, les sons, le Kréyol, les couleurs, et les matières se mélangent. Plume poétique, textes engagés et mélodies singulières. Rapide ou lent. Harmonie. Rétro ou moderne. Nostalgie ou gaieté. A chaque écoute, ce conteur d’histoire d’un autre temps me fait voyager d’émotions en émotions.

Cette année, Erik Pédurand a revisité l’oeuvre d’Eugène Mona avec son album « Tribute Mona » . Emma vous en parle dans ses Meriakies.

 

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