« Je suis de retour, pour vous jouer un mauvais tour, afin de préserver le monde de la dévastation, afin de rallier tous les peuples à notre nation (…) » Ça n’a pas grand chose à voir avec mon article d’aujourd’hui mais cette devise de Jessie et James de Pokémon me revient régulièrement en tête. Allez savoir pourquoi, il s’y passe des trucs chelou. Parfois mon esprit me joue des tours, c’est un peu Bagdad là-dedans. Ceux qui savent, savent.

Je teste des choses en ce moment, ce n’est pas toujours concluant. Niveau bouffe, il est clair que je ne suis pas toujours raccord avec moi-même. Depuis fin février, j’ai décidé de mettre au placard les gâteaux industriels. C’est là que je me suis rendu compte, où pas, que j’étais une accro ponctuelle du sucre. Quand je commence quelque chose, j’aime bien le finir. Alors vous imaginez bien que lorsque je mange un gâteau, je m’enfile le paquet. Maintenant, je me soigne. Je suis donc passée de 1 à 2 paquets de gâteaux au chocolat par jour, toujours au chocolat, à 0. Et là ce fut le drame. Parait que lorsqu’on arrête la surconsommation de sucre, on devient de meilleure humeur et plus énergique. Qui a dit ça ? Parce que c’est vraiment pas mon cas.

Je ne sais pas trop si c’était la période hivernale qui était trop longue, le début de 2 emplois, le manque de sucre, que sais-je encore où une super combinaison de tout ça mais je n’étais plus très fraîche. J’avais perdu de ma superbe ; l’entrain des débuts, la vivacité des 29 ans, le charme de la jeunesse. J’avais l’œil terne, le cheveux sec, le sourire à l’envers, le moral dans les chaussettes, l’énergie d’une mouette. Rien à voir. C’était pour la rime. Je me suis dit : « Citro (nnelle), soit tu es en plein sevrage, soit tu fais une déprime hivernale, soit les 2 à la fois ». Je savais que j’aurais dû acheter la lampe de luminothérapie dont maman m’avait parlé ; mes 5 gouttes de vitamine D par jour n’ont pas suffit.

Le sucre, mon vieil ami vicieux. Surconsommatrice de sucre. Binge sugaring…

Je n’ai plus envie de gâteaux, ca ne me manque pas, ça ne me donne pas envie. Parfois, je sens que mon corps a besoin d’énergie et il réclame un peu de sucre alors je me fais un petit shot de sucre genre tablette de chocolat, pain grillé et confiture ou orgie de fruits. Ça fait du bien par là ou ça passe. Parait qu’ils ont fait des tests sur des rats avec le sucre « quand on mange un donut ou qu’on boit un soda, le taux de sucre augmente brusquement, avant de chuter tout aussi vite, entraînant stress, mauvaise humeur ou déprime « , je rajoute anxiété, ruminations, envie de rien. Je suis donc en hypoglycémie depuis 3 mois… Dépressive du sucre.

Parce qu’il faut le dire, mes pensées m’ont souvent envahies par le passé. Surcharge mentale. Trop de questions, pas de réponses. Ruminations. Réflexion constante. Du lever au coucher. Ça faisait longtemps que je n’avais pas été submergée mentalement et émotionnellement. J’avais pris des vacances sans mon esprit, j’avais fui. Je l’avais laissé en France quand je suis venue en pvt au Canada. Je crois que je lui manquais trop, c’est bizarre, parce que moi, il ne me manquait pas. Tout était plutôt cool. Je surfais sur la vague de la joie, de la surprise, du bonheur, de l’excitation. De la nouveauté aussi ; nouvelle vie, nouveau tout, nouveau moi. Puis il a ramené sa fraise. J’ai beau aimer les fraises, j’étais pas ravie de le voir. Au départ, le voir débarquer au Canada était une grande surprise, lui, ici, comme ça, du jour au lendemain ! Mais en y réfléchissant bien, il m’envoyait des cartes postales depuis quelques temps déjà pour me prévenir de sa visite imminente. J’ai dû les mettre dans une boîte en carton que j’avais rangée au grenier. Puis j’ai oublié. Et un jour, il a toqué à ma boîte crânienne, m’a pris en otage et a déroulé son monologue. Il m’a tellement rempli de mots que j’ai cru vomir de la ponctuation.

Il parait qu’une étude récente de Harvard dit que l’on passe 49% dans notre vie dans notre tête plutôt qu’à vivre. Quelque chose me dit que je suis une surdouée dans le domaine. Je dois avoisiner les 70%.

J’aime bien écouter mes proches, donner des conseils, poser des questions, faire la psy mais sans diplôme. A vos risques et périls. Le hic c’est que je m’approprie leurs questionnements, leurs émotions, leurs histoires, leur stress. Un cocktail d’énergies négatives prêt à exploser et tout emporter avec lui. Quelques restes de stress éparpillés sur le tarmac. Faut que j’arrive à prendre de la distance : les émotions, le stress et les questionnements des autres ne m’appartiennent pas, leur vie n’est pas la mienne.

J’ai donc essayé de trouver une solution à tout ça. Du fer, du magnésium, du sport et de la méditation avec Christophe André, 10 à 15 min par jour ou presque, inspire le bien-être, expire l’anxiété. Le soleil et les fleurs traversent mon corps, douceur et énergie, les petits oiseaux chantent, paix intérieure, j’occulte le vrombissement assourdissant de l’énorme vibromasseur qu’ils utilisent sur le chantier juste en bas de la maison. Et depuis 1 semaine, bah plus rien. Mais plus rien du tout. Absence de tout. Le vide. Rien. Le néant. Ah si, quelques sursauts éphémères gaieté.

A défaut de m’inquiéter et de faire une crise d’hypocondrie, je me dis que c’est un peu comme une réinitialisation de mon système nerveux qui s’inscrit dans une virginité conceptuelle et que c’est à moi de lui insuffler de nouvelles pensées positives pour avancer dans la joie et la bonne humeur, insouciante, et profitant de tout ce que j’ai dans ma vie.

Peut-être qu’il faut que je consulte.

 

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Omar omar
Invité
Omar omar

Ma copine d’ici qui est tout là-bas.
Je ne savais pas que tu aimais autant le sucre. T’inquiète tu vas reussir a ten passer surtout que le corps fabrique le sucre. Donc pas besoin d’aller en trouver ailleurs. Hi hi hi.
Tu as raison sur le fait que cest a toi de creer ton bonheur.
On loublie a un moment donner. S’en rendre compte et le comprendre c’est selon moi un tres bon début. Ensuite il ne reste plus qu’à etre heureux.

Alain Renaud
Invité
Alain Renaud

Tu as raison Elodie …insuffle lui de nouvelles pensées positives pour avancer dans la joie et la bonne humeur, insouciante, et profitant de tout ce que tu fais dans ta ma vie.