J’ai dégusté de savoureux mets et profité de ma famille. Oh que oui ! Mais j’ai aussi sillonné la Martinique en long, en large et en travers : Sainte Luce, Rivière Salée, Le Lamentin, Fort-de-France, Case Pilote, Belle-Fontaine, Le Carbet, Saint-Pierre, Morne Rouge et route de la Trace. Mais aussi Le Diamant, Les Anses d’Arlet, Les Trois Ilets, Petite Anse, Grande Anse, Anse Dufour. Ou encore Saint Esprit, Le François, Le Robert, La Trinité, Sainte Marie. Et enfin Le Marin, Saint Anne, Rivière Pilote, Le Vauclin, Rivière Salée, Le Lamentin, Saint Joseph. Déjà fatigué ?

Le Parcours Santé de Morne Cabri

Robe et talons compensés de 10 cm, c’est parti pour découvrir le Parcours Santé de Morne Cabri au Lamentin. Eh oui, j’étais équipée pour une petite marche surprise en sous-bois et mangrove. Perdue parmi les crabes, sans anti-moustiques ni crème solaire ; comment allais-je survivre ?

L’espace d’un instant, motivée à la vue des agrès, j’ai hésité à courir, faire quelques tractions et abdos, mais bien vite je suis revenue à la raison. Peu de monde, quelques sportifs, balade sur le platelage traversant la mangrove. Il parait qu’on peut y pécher des crabes avec un bout de ficelle et du poulet grillé. Une fois de plus la nature nous a livré de très jolies toiles. C’était un moment agréable et reposant.

Balade vers le Diamant

Nous sommes passés au Diamant pour voir le Rocher. Onze ans en arrière, nous avions navigué juste à côté en suivant la course de Yoles. Il est énorme, j’étais impressionnée. Cette fois nous l’avons vu de loin, depuis la jetée avec à notre droite la fameuse femme couchée du Morne Larcher. J’ai toujours cru qu’elle était couchée sur le côté mais en réalité, elle est couchée sur le dos, elle regarde le ciel, les cheveux tombant dans l’eau ; on ne voit que son visage et le début de sa poitrine.

Un peu plus loin, nous avons été au CAP 110, le mémorial situé sur l’Anse Caffard a été édifié en 1998, à l’occasion du 150ème anniversaire de l’abolition de l’esclavage et en hommage aux victimes du dernier naufrage de navire négrier arrivant en Martinique. C’est aussi un très joli point de vue sur le Rocher du Diamant et le bourg.

En continuant, nous sommes passés devant la Maison du Bagnard, mais nous ne nous y sommes pas arrêté, dommage… Puis nous sommes arrivés à un superbe point de vue sur la route côtière de Les Anses d’Arlet pour observer le Rocher du Diamant. Nous étions seuls, c’était calme, rafraichissant, reposant.

Kent m’a ensuite emmené à Les Anses d’Arlet pour voir le bassin Dlo Ferré. Une balade mignonette sauf en talons compensés, cette fois moins hauts… on ne me prévient pas aussi ! C’était un peu boueux, pentu et glissant par moment mais la chute à été évitée bien que j’ai failli rester coincé en haut de rochers, alors même que j’étais pieds nus.

Vu la distance qui nous séparait et la proximité de la mer, j’ai préféré rester à distance du bassin. L’eau est chaude et riche en fer ; on dit qu’elle soigne les rhumatismes. Mettez vos lunettes de vue pour distinguer le bassin sur la photo. Vous voyez l’espèce de trait jaune horizontal sur la roche ? Et bien il est juste après, et avant la touffe d’herbe 😀

Le Château Dubuc

Le Château Dubuc, situé sur la réserve naturelle de la Caravelle à Trinité, est protégé et géré par le Parc naturel régional de la Martinique, et est classé monument historique depuis 1992.

Pause dej’ au Ti’ Carbetun peu avant le Château, pas cher, ombragé et bon.

Ensuite on a exploré, on a sué, on a cuit. Enfin, j’ai perdu maman, qui en route, alors que j’avais le dos tourné, est allée discrètement s’asseoir à l’ombre. Pendant ce temps je marchais ça et là, visitant les ruines, four à chaux, et cachots, me maudissant de n’avoir pas investi dans une casquette ventilateur solaire. Ayant retrouvé maman plus tard, nous avons exploré la mangrove jusqu’à la mer avec une vue découvrant les ruines du château, nichées dans la verdure.

L’habitation Latouche

L’habitation sucrière de l’Anse Latouche au Carbet date de 1643, elle est peut-être l’une des plus anciennes de Martinique. Détruite lors de l’éruption volcanique de la Montagne Pelée en 1902, des vestiges demeurent : maison de maitre, aqueduc, cheminée et moulin à eau… Elle abrite désormais un jardin botanique et un parc zoologique magnifiques.

Nous avons vus de nombreux animaux : tortues, tapir, guépard, iguanes, ratons laveurs, cacatoès, wallabies, ratons laveurs etc. Mention spéciale pour les loriquets qui, s’ils ne font pas leur bain, se posent sur votre tête ou vous picorent doigts de pieds et chaussures.

 

 

La Savane de Pétrification

Quelle randonnée mémorable et folklorique.

La Savane de pétrification prend son départ après la plage de la Grande Terre des Salines, au bout de la presqu’île de Sainte-Anne. La dernière fois que nous sommes allées aux Salines, il n’y avait personne sauf nous et un cocotier. Le rêve de carte postale. Moment Ô combien agréable.

Oui, sauf que c’était trop beau. De retour à la maison, ça gratte mais ça gratte. Le résultat de dizaine de maringouins qui avaient œuvré, secrètement, pour se nourrir. Ca démange, ça apparait au fur et à mesure et ça a duré plus d’une semaine. J’étais devenue une femme aux jambes à pois rouge.

Du coup, pour cette randonnée dans le même coin, j’avais embarqué la crème solaire et l’anti-moustique. Je m’en suis tellement badigeonnée que j’ai failli asphyxier ma sœur. Sans oublier le super chapeau de paille de Tatie et mes tresses de chaque côté, je faisais tout à fait couleur locale, ou pas.

1ère étape de la randonnée, facile, quelques arbres, un peu de boue, et des crabes, beaucoup de crabes.

2ème étape, ça se complique lorsqu’il faut atteindre l’autre côté de la rive. Parce que, comme on le sait tous, un pont se situe au milieu d’un étang. Pour l’atteindre, il faut sauter sur des roches disposés dans l’eau puis faire de même du pont à l’autre rive.

L’eau est trouble, on ne voit rien. On se lance quand même en baskets, pieds nus ou en chaussettes. On fait attention et on serre les fesses. Ca serait bête de glisser, tomber à l’eau et s’enliser dans la vase. Une fois de l’autre côté, un doute sur le retour et la probabilité que ça soit pire, mais on a franchi l’entrée de la Savane alors on continue.

Le reste est plutôt facile et agréable. Le sol est sec, aride le soleil tape franchement mais le vent nous rafraichit lorsqu’il ne prend pas quelques libertés avec mon chapeau. Sur le chemin, des cactus, des falaises, la plage, des sentiers au milieu de la végétation et des herbes hautes couleur paille nous offrent un très joli ballet. Par endroit, des tapis de bernard-l’hermite, j’en étais presque à faire la marelle pour les éviter.

Au retour, bien évidemment l’eau avait monté, quelle galère. Plus question d’essayer de traverser sur les roches, qui pour certaines, étaient submergées. Chaussures autour du coup, short remonté au max et tâtonnement de doigts de pieds. Quelle douce sensation que d’être aspirée par la vase.

Résultat, le short trempé, un sacré fou rire et un coup de soleil. Je n’étais plus une femme aux jambes à pois rouge mais une femme aux jambes bicolores : vanille, framboise.

Distilleries rhum

S’enivrer d’alcool, d’histoire et d’art, jusqu’à plus soif à la Distillerie Clément au François.

On a déambulé dans les allées, guidés par l’ouïe, la vue ou l’odorat, découvrant la plantation, le jardin botanique, la maison et les bâtiments d’exploitation. L’alcool des fûts m’est monté au nez, si bien que j’ai failli être ivre sans avoir bu. Moulin à vapeur, engrenages, cuves, colonnes de distillation, architecture, mobilier colonial, exposition, tout est fascinant.

Malgré une lancinante envie de se désaltérer, nous avons zappé la dégustation de rhum. Il fallait reprendre la route, ne pas soûler le conducteur, et dans un moment de bonté ultime, j’ai été solidaire.

On a « bissé » la distillerie avec celle de Trois Rivières à Sainte-Luce, afin de « se bourrer la gueule » à la dégustation. Premier shot de rhum, j’ai glissé délicatement ma lèvre dans le verre et j’ai viré au rose. Au deuxième shot, j’étais écarlate. Histoire de ne pas subjuguer la foule avec mon teint éclatant, j’ai décidé de passer mon tour pour les 3ème et 4ème shot. Je m’enivrerai avec du planteur à une autre occasion.

 

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Cet article est le récit de quelques balades que j’ai faites. Le temps ne se prêtait pas aux nombreuses excursions et randonnées que nous avions prévues. Quelques années en arrière, j’ai visité d’autres lieux mais je n’avais pas encore ce blog et je faisais peu de photos. Revoir ma famille et vous faire découvrir de nouvelles choses seront de bons prétextes pour y retourner ^^

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