Ma troisième semaine à Montréal débute dans ma nouvelle colocation. Mes colocataires sont un couple d’ukrainien et un gars de Toronto, du coup, ma mission colocation internationale est remplie. Ils ont été très accueillants. Je découvre à mon colocataire un irrésistible penchant pour le chant sous la douche. Le soir, nous avons quelques discussions entre deux préparations de plats, plus ou moins ratés. Le quartier est super, je sillonne ça et là. Je m’y sens bien et j’ai tout à proximité, parcs, cinéma, banque, métro, centre d’achat, marché ; ça me fait un peu penser au quartier de la défense à Paris ; mon quartier chéri ^^

Mon virement compte bancaire est enfin effectif : plus aucune restriction budgétaire baby ! A moi les restaurants 4 étoiles, les limousines 4×4, les tournées dans les bars, les hôtels cossus, les 30% de tips, les huiles d’olives pures extra-vierges, le gruyère rapé et le jambon fumé. Orgie de luxe. Seule contrainte, avoir un toit au dessus de la tête à la fin du mois. Après mûre réflexion, je vais conserver ma chambre en colocation, prendre un Bixi, acheter une bouteille d’eau et manger des pâtes nature. Rien de mieux qu’une vie simple.

Dièse Onze

Vous vous souvenez de Pablo ? Il m’avait indiqué mon chemin pour aller faire mon NAS. Je suis allée le voir jouer avec son groupe lundi dernier. J’étais avec Lovinah et Anaïs. Nous nous sommes retrouvées pour aller faire une séance de méditation de groupe. Nous avons commencé par un échauffement physique puis est venu le temps de la méditation. Enfin, j’ai essayé de méditer car l’audio était en anglais. De fait, je me concentrais plus sur la signification des phrases que sur mes réelles sensations quand je ne me battais pas avec mes pensées. A la fin, j’étais détendue mais je ne suis pas sûr de tenter à nouveau l’expérience en groupe. Pour le moment je suis plus à l’aise seule.

Bon, je m’écarte un peu du sujet là. Après cette séance, nous sommes donc allées au Dièse Onze, un demi sous-sol chaleureux, débordant de joie et bonne humeur. L’un des serveurs, Benoît, a eu la bonté, avec son grand sourire et ses yeux malicieux, de prendre une photo du groupe depuis le bar. Hic, ils bougeaient trop alors c’est un peu flou, mais c’est le geste qui compte. Le groupe au sein duquel joue Pablo s’appelle Trabuco Habanero et je peux vous dire qu’ils mettent une ambiance de folie. Ils ont un répertoire de rythmes latins saupoudré d’une influence jazz qui m’a fait remué le popotin ; j’ai failli voler le cavalier d’une dame pour faire une petite salsa. Alex Bellegarde, le chanteur du groupe est un sacré coco : il danse, il fait des mimiques, il a une superbe voix et déborde d’énergie, comme tout le groupe : pianiste, bassiste, guitariste, choristes, et autres joueurs d’instruments inconnus. Ca vous donne une pêche d’enfer. Nous y sommes restées jusqu’à la fin ; c’est sûr, j’y retournerai !

 

Volley-ball et Parc Lafontaine

Le lendemain, session beach volley avec quelques inconnus du groupe Pvtistes au Parc Lafontaine. Ca faisait tellement longtemps que je n’y avais pas joué que j’ai un peu, mais pas trop, mis les premiers ballons dehors. Ils étaient déjà en train de perdre alors j’ai tout de même conservé ma dignité. On a fait pas mal de matchs avec d’autres inconnus qui sont venus s’ajouter au groupe des connus. C’était une très bonne après-midi sous le soleil ; et sans coup de soleil, enfin pour moi. Certains sont ressortis coco-betterave. Toutefois, je suis repartie avec quelques bleus sur les bras mais pas d’inquiétude, ils se sont presque résorbés.

375ème anniversaire de Montréal

Pour l’illumination du pont Jacques-Cartier, j’ai été invitée par Tommy, qui organisait une petite soirée entre amis. Tommy est l’ami de Cyril, un ami de Julie. J’ai papoté avec Laurent, Romain, Amélie, Mélanie et d’autres. Nous étions bien placés dans le centre ville, installés sur la terrasse nous avons pu admirer l’illumination du pont et sa succession de jeux de lumières au grès de la musique diffusée par l’application mobile. La Tour Eiffel n’a qu’à bien se tenir !

Marché Atwater

J’ai fait un petit tour au marché Atwater, dans la semaine. Enfin, petit, j’ai quand même mis 30 minutes au lieu de 15 parce qu’en sortant de chez moi je suis partie du mauvais côté. Sur la bonne route, j’ai croisé un groupe de personnes sans abris, dont un monsieur parlant anglais. Il m’a demandé comment j’allais, je lui ai souri. Il y avait quelque chose de lumineux dans le son de sa voix. Il m’a dit « Oh, what a smile ! Keep smiling for the world« . C’était un moment touchant.

Le marché Atwater est tout en longueur, il y a un bouquet de fleuristes. On se serait cru au printemps. Il y a aussi des vendeurs de fruits et légumes, de nombreuses boucheries et des épiceries bio. Surtout, une boulangerie, miam, avec que de bonnes choses qui vous font de l’œil. Je ne me suis pas attardée de peur de la dévaliser et mon porte-monnaie avec. Pour rentrer à la maison, il fallait monter la côte sous le soleil alors j’ai pris le métro, telle une fainéante.

Eva B

Vendredi, avec Julie, Eva et Amandine, nous avons magasiné. Julie nous a emmené chez Eva B, un lieu hybride : un bistro-bar qui fait office de friperie dinguissime – où l’inverse – où l’on t’accueille avec un shot de thé. Les murs extérieurs sont couverts de street art, si bien que, les portes fermées, on a l’impression que c’est un squat. L’espace est immense et couvre deux étages. Les escaliers vous mènent à des terrasses où certains sirotent quelques liquides alors que d’autres dégustent une petite douceur. Le parquet craque, les lattes ne sont pas droites et l’on sent parfois plusieurs niveaux sous nos pieds. Il y a des fringues à profusion et de quoi trouver la perle rare. La décoration est vintage, entre objets de récupération, arts visuels, bois, métaux et inspirations urbaines ; des vieux pianos dont on voit la mécanique, une télé plus grande que mes neveux ainsi que des machines à écrire avec leur touches manquantes ou enfoncées. Plus tard, j’aurai ça, chez moi. Il y a aussi des choses étranges comme des têtes de poupées posées sur une armoire. Plus tard, je n’aurai pas ça, chez moi. Pas sûr que j’y vienne la nuit, par peur de vivre un remake de Chucky, que d’ailleurs je n’ai jamais vu car je n’aime pas les films d’horreur. Quoi qu’il en soit, ça pourrait être un super lieu pour Halloween !

 

Jardins Gamelin

Nous avons ensuite pique-niqué aux Jardins Gamelin. Anne-flore, Gaël et Alexis nous ont rejoint. C’était l’ouverture de la saison printemps-été du Quartier des spectacles. Assise dans l’herbe, j’ai bougé le buste sur des airs de salsa avec Salsa Folie et le pianiste Henri-Pierre Noël, tout en m’enfilant des sandwiches au jambon, fromage à poutine, tomates cerises et des cookies un peu trop farineux à mon goût. Par soucis de non-gaspillage, je les ai finis le soir même. Il y avait de la bonne musique groove, R&B, soul et rock, notamment avec le groupe Skinny Bros. Puis, le deejay Poirier a pris le relais avec de la dancehall ; un vrai plaisir qui a réchauffé cette soirée bien fraîche. Si seulement j’avais eu mes acolytes de danse : Rahissa et Tya.

 

Les Géants

Samedi, c’est le bon jour pour aller voir les Géants de Royal de Luxe, où la mauvaise idée, étant donné que c’est le week-end. Un monde fou ! Certaines personnes faisaient la queue sur les marches de la station de métro, tentant d’atteindre la sortie. Le soleil surchauffait, la foule était dense et les Géants ronflaient comme des cochons. Avec Diany, on n’a pas pu se rejoindre avant qu’ils soient passés. J’ai réussi à trouver une planque à l’ombre, derrière un poteau. Si la Petite Géante est partie à l’opposé d’où j’étais, le scaphandrier est passé juste devant moi. N’ayant pas prévu mon escabeau pliable, je n’ai malheureusement pas aperçu le chien. Quel boulot d’équipe : inventeurs, cascadeurs, ferrailleurs et poètes. C’était chouette de voir l’une des compagnies françaises les plus emblématiques du théâtre de rue à l’œuvre.

 

Rencontre en nouvelle France

Nous nous sommes ensuite dirigés vers la place d’Youville, aux abords du musée Pointe-à-Caillière et sur la Place Royale pour découvrir la vie des Premières Nations sous le Régime français. Il y avait des artisans, des potiers, des musiciens, des amuseurs publics… habillés comme à l’époque. Nous avons vu une parade militaire mais raté la tonte des moutons, sniff. De nombreux stands permettaient de découvrir des métiers, des méthodes ancestrales, des savoirs autochtones ainsi que certaines coutumes.

Nous avons survolé l’évènement et rencontré des personnages hauts en couleurs. J’ai été condamnée pour bavardage intempestif. J’ai papoté avec le Père Aloué qui m’a suggéré de ne pas montrer mes chevilles. Il s’est d’ailleurs empressé de défaire le bas de mon pantalon, pour qu’éventuellement, j’attire des bons partis et non des ivrognes. Il m’a conseillé de me marier avec un militaire, avec une bonne probabilité qu’il meure sur le champs de bataille, je pourrais en changer régulièrement. Il faudra, toutefois, que je pense à ne pas trop en changer car je risque de me retrouver avec un paquet d’enfants sur les bras. Comme ce n’est pas mon but, je lui ai répondu abstinence. Ce à quoi, la tenancière d’un cabaret a répondu : « mauvaise idée ». Tous les deux avaient l’air louche. L’instant était terriblement amusant.

 

Tyrolienne

Puis nous sommes allés faire de la Tyrolienne hé hé ! Diany était plutôt pour qu’on y revienne un autre jour, heureusement que je l’ai poussé un peu, même si j’avais quelques « zigouigoui » dans le ventre en souvenir de cette fameuse tour de la terreur de chez Disney. J’ai vu des gouttes perler sur son front, ses jambes tricoter et la détresse dans ses yeux, ou pas. On a enfilé le baudrier et attaché le casque : deux gravures de mode. L’échafaudage est assez haut et l’attente a favorisé une légère montée en pression. Lors de la descente, même pas peur. J’ai déployé mes bras ; j’avais l’élégance d’une autruche en vol. J’ai bien pensé à éloigner ma tête de la poulie pour ne pas m’assommer à l’arrivée : ça freine sec. La descente était rapide mais au top, j’ai adoré.

Ah, nous sommes aussi allés faire de la balançoire en musique vers le quartier des spectacles.

 

Parc de l’île bizarre

Nous étions une bonne équipe de 9 compères à s’être levés tôt ,dimanche, pour se rejoindre à 10h à la station de métro côte-vertu afin de prendre le bus 470, puis le 207 pour aller jusqu’au parc de l’île-Bizard. Des moustiques énormes ont cru bon nous accompagner tout le long du chemin. Je ne sais pas s’il faut avoir peur de leur taille où de leurs piqûres. J’en suis presque devenue parano ; j’ai songé à rester dans les toilettes sèches car il n’y en avait aucun.Ce qui est cool, c’est que certains étaient en short et t-shirt, ils ont donc servi d’appâts. Je pense que ça m’a permis de ne pas revenir comme une calculette ; l’image me dégoûte un peu.

Il y a une grande diversité d’écosystèmes : marais, marécages, forêts, cédrières… Des arbres immenses et du vert à perte de vue. A priori, c’est un parc très prisé des ornithologues, personnellement je n’ai vu que des canards dans les marais, un oiseau non identifié et quelques écureuils. Le belvédère est en reconstruction ainsi que les deux grandes passerelles, nous avons donc emprunté les sentiers de la randonnée pédestre du lapin, une partie de celle de l’écureuil et le sentier d’accès jusqu’au secteur des rapides.

Nous avons pique-niqué sur le drap spécial pique-nique de Julie, que j’ai légèrement tâché avec des pépites de chocolat. Chacun avait amené un petit quelque chose : salade composée, charcuterie, fromage, fruits secs, jus, vin, bananes. Julie, Amandine, Eva, Stéphane et moi avons ensuite joué au Tamoul pendant qu’Alexis, Anne-Flore et Gaël faisaient un petit somme. Ce jeu de cartes est super chouette, même si j’ai perdu haut la main. C’est à la dernière partie que j’ai commencé à gagner, je les soupçonne d’avoir voulu arrêter le jeu parce qu’ils sentaient que j’allais les écraser à plat de couture.

Nous avons ensuite rebroussé chemin, Eva et Julie devant, suivies par un nuage de moustiques. Certains ont essuyé leur fureur, ils avaient l’air affamé. Pour ma part je suis revenue avec quelques couleurs en plus. Il faudra que je pense à mettre le reste de mon corps au soleil sinon je risque de ressembler à un cornet de glace surmonté d’une boule fraise.

 

Ce fut une semaine productive ! En route pour cette nouvelle semaine. Je vais rencontrer Catherine et Steven du Festival Mural pour lequel je vais être bénévole.

 

 

 

 

 

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4 Commentaires sur "Montréal, montre-moi plus, si affinités"

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tya
Invité

Trop Cool !! ça donne envie de venir te rejoindre. ça à l’air super sympa ! j’organiserai mes vacances pour venir à cette période l’année prochaine 😉

Omar
Invité

Trop biende te suivre (^_^).
Faudra que je vienne voir tout ça.

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