Mon téléphone s’est envolé, sans mon accord. Du coup, j’aurais peu où pas de photos à vous proposer pour quelques-uns de mes prochains articles. Sniff. Mais que ça ne nous empêche pas de nous marrer ^^

On se met une petite musique en fond sonore pour écrire ce nouvel. La playlist Spotify « travailler en musique » commence avec Change the colours de Puggy et, j’aime plutôt bien.

J’ai fait un petit tour au marché Atwater, dans la semaine. Enfin, petit, j’ai quand même mis 30 minutes au lieu de 15 parce qu’en sortant de chez moi je suis partie du mauvais côté. Sur la bonne route, j’ai croisé un groupe de personnes sans abris, dont un monsieur parlant anglais. Il m’a demandé comment j’allais, je lui ai souri. Il y avait quelque chose de lumineux dans le son de sa voix. Il m’a dit « Oh, what a smile ! Keep smiling for the world« . Moment émouvant.

Allez, c’est parti pour ce nouvel article sur les spectacles à Montréal

Le spectacle Avudo

Nous étions un petit groupe à se retrouver à l’écluse avant d’aller voir le spectacle Avudo en hommage au fleuve Saint-Laurent. Anne-Flore voulait que je partage un plateau de fromages avec elle, prétendant par la même, à qui voulait bien l’entendre, que mon corps en réclamait ardemment. Nous avons discuté de la vie, semant ici et là quelques phrases sarcastiques tout en nous dépossédant de quelques dollars pour un Mojit’eau. Nous étions bien d’accord pour établir un ordre de priorité dans la vie : nourriture, argent puis amis. Nous avons finalement opté pour un burger, que nous n’avons pas mangé, puisqu’Alexis nous a, bien gentiment, proposé de goûter un mets avec lequel il s’extasiait faussement : des pâtes au fromage. Je m’interroge encore sur le type de fromage ; texture plastique fondante et couleur étrange. Très léger pour le soir, on avoisinait bien les 500 calories par fourchette.

Repus, plus moins que plus, l’heure du spectacle Avudo a sonné. Dommage pour ceux qui se sont retrouvés parterre-debout, non assis-debout, position qui pourrait s’avérer louche, mais bien debout sur le parterre. Pour ma part, j’étais presque confortablement assise dans les gradins et c’était aussi bien. Un spectacle multimédia et poétique en plein air ; un hommage à l’histoire multiculturelle du fleuve Saint-Laurent. Entre musique, récits, chants, projection et jets d’eau, on est complètement embarqué dans la mémoire du fleuve, parfois festive, parfois dramatique. N’hésitez pas si vous avez l’opportunité d’aller le voir.

Le festival des Francofolies

Ah Féfé, si tu savais. En France, je ne t’écoutais, pour ainsi dire, quasiment pas. A part un ou deux sons passant à la radio. Et Diany, n’en parlons pas, il ne savait pas que tu existais. A l’époque, j’étais plutôt dancehall, zouk. J’ai ensuite eu ma période variété française, rap us, rock, classique, pop, rap français. Et puis alors très peu pour moi les albums, aujourd’hui encore d’ailleurs. En général, j’écoute un ou deux sons de l’artiste et le reste de l’album me déçoit alors je passe d’un artiste à un autre au grès de mes humeurs. Bon d’accord, on s’en fout.

Cette fois, tu étais là, Féfé. Et moi, j’étais là aussi. Tous deux réunis à Montréal ; c’était un signe ou je ne m’appelle pas Citronnelle. J’ai proposé à Diany d’aller à ton concert, lors des Francofolies. Rien de mieux qu’être à l’étranger pour redécouvrir les artistes français. Alors, nous voilà tout deux assis sur les marches de la place des arts, attendant que tu entres en scène. Et là, paf, upercut du droit, crochet du gauche ; tu m’as scotché. Je ne m’attendais pas à cette énergie ; tu diffuses la good vibes comme on diffuse du sent bon. Tu es proche du public qui te le rend bien ; tu aimes être sur scène et ca se voit. Une vraie deuxième rencontre musicale après que je t’ai recalé. Je suis tombée en amour du son et du clip Aussi fort (smiley avec double cœur dans les yeux). Et puis tu m’as retweeté et ça c’est le début de notre histoire musicale, j’en suis sûre.

Dans un tout autre style, j’ai été voir IAM avec Lovinah et sa clique. Ca m’a rappelé des souvenirs d’enfance. Quand je regardais le clip Petit frère en jouant aux Lego, avec Sylvain, mon ami d’enfance. Il me laissait le château et se construisait un « lego squat ». Parfois on introduisait dans l’histoire quelques G.I Joe et Barbies. C’était le bon temps ^^

J’ai failli perdre ma capacité auditive côté droit à cause d’une fan en délire. Trois pas vers la gauche, deux pas en avant. On lève les bras et on entonne en cœur les quatre phrases que l’on connaît du refrain de chaque chanson.

 

Le festival de Jazz de Montréal

Je rêve d’aller à la Nouvelle Orléans et New York. Descendre quelques marches pour rentrer dans une boîte de jazz en sous-sol. Un lieu ou l’ambiance est intimiste, le mobilier old school, les teintes sombres : pourpre et noir. Des petites tables rondes, en bois et quelques chaises ici et là. Une scène trônant au fond de la pièce et quelques cuivres attendant leurs propriétaires. Un concert de jazz, un moment hors du temps.

Je n’étais pas dans une boîte de jazz. L’atmosphère n’était pas intimiste. Je ne m’attendais à rien. Nous étions quelques centaines à l’écouter, peut-être même quelques milliers. Pourtant elle m’a embarqué. Polly Gibbons. Elle était là sur scène, avec ses musiciens et sa voix de velours. Douceur, rythme, vibes, émotions, silence, scaffolding, puissance, elle a tout. Elle a repris des standards et nous a interprété ses nouveaux morceaux. Elle a l’art et la manière de faire passer l’émotion, en tout cas, elle m’a donné des frissons. J’ai failli me transformer en vraie madeleine. C’était un pur moment de plaisir auditif.

La comédie musicale Footloose

La première fois qu’on a voulu aller voir la comédie musicale Footloose, nos places n’étaient plus disponibles. La loose. Alors, nous avons déambulé sur Saint-Denis. A Montréal, l’été, il y a toujours quelque chose à faire et souvent on tombe dessus par hasard. Et le hasard nous a d’abord mis en face d’hommes et femmes nus, se baladant dans la rue. Une rencontre inattendue et colorée. Nous avons ensuite eu droit au spectacle d’une troupe de théâtre hilarante jusqu’au moment où je me suis reçu de la mayonnaise et du champagne sur la gueule. Il y avait aussi ces gens vêtus de blanc faisant des pas de danse contemporaine sur de la musique expérimentale. N’oublions pas les inspecteurs gadgets venus d’une autre planète et les yeux globuleux jouant de la musique : les belles bêtes.

On a voulu manger, il faisait faim. Mettez 4 filles ensemble et vous perdrez 45 minutes dans le choix du resto. On en a finalement trouvé un, 25 minutes d’attente, on réserve et on va faire un tour. La fille de l’accueil a trouvé un bon moyen pour nous repérer et nous appeler une fois notre tour arrivé : mes cheveux. Somme toute, pratique.

Tout ça pour dire qu’on a assisté à Footloose une autre fois. C’est un spectacle transgénérationnel, il y a de tout : des jeunes, des moins jeunes, des vieux, des croulants, non peut-être pas des vieux croulants. Tous les garçons ont des abdos en bêton armé : l’œil de la demoiselle. Les acrobaties sont canon, je rêve encore au jour où je pourrais en faire une ou deux, ou juste une, ça serait assez pour me coincer le dos un bon bout de temps. J’ai été étonnée par la qualité du spectacle et de la prestation de chaque chanteur, c’était une super soirée passée en leur compagnie.

Le spectacle Vice et vertu

Proposition bienvenue de Julie, comme d’habitude, elle a toujours des choses intéressantes à proposer cette jeune femme compétente et dynamique qui travaille en freelance. Besoin d’un scénographe ou d’un graphiste ? Rendez-vous sur Ju-design et scénographie. Ceci n’est pas une pub.

Ju, j’ai essayé de faire discret, l’air de rien. Ca passe comme une lettre à la poste. Si t’as des clients grâce à moi, je prends 10%. On se check. xoxo

La proposition bienvenue de Julie : aller voir le spectacle Vice et Vertu. Au départ, j’avais prévu de ne pas y aller, finalement j’ai bien fait de me raviser. L’idée, assister à un spectacle des années 40, habillé comme à l’époque. Entre filles, on a bien pourri le groupe messenger avec nos discussions maquillage, chignon et robes de vieilles. Et le jour J, certaines de nous ressemblaient vraiment à des vieilles : Anne-Flore à une bourgeoise bien sentie et moi à une femme de pilote de la deuxième guerre mondiale. Un peu plus et il me manquait le châle et les chats. Mais pour le coup, on était bien dans le thème ! Enfin, je crois.

La sonnerie retentit et le spectacle commence. Un gendarme au regard noire se dirige vers moi, je lui sors mon plus grand sourire, lui non. Moment de solitude. Puis un comédien se dirige vers moi, me serre la main, me nomme Madame Martin et me présente Monsieur Jean drapeau. Le tout 5 fois, histoire d’être sûr d’être bien présenté.

Se sont ensuite enchainées de multiples interventions de danse, chant, cirque, music-hall, burlesque, humour par les artistes des 7 doigts. Un prêtre peu vertueux nous a amené à l’étage alors que des filles de joies fantasmaient sur moi. Etrange sensation. La sublime femme exécutant un numéro burlesque m’a proposé avec insistance de monter sur son estrade. Je la voyais déjà me demander de danser lascivement devant tout le monde. Heureusement, il ne s’agissait là que d’avoir un meilleur point de vu pour la suite du spectacle. Nous n’avons pas vu le temps passer, d’une pièce à l’autre, tout est fabuleux. On frissonne, on s’extasie, on rit, on prend plaisir à « revivre l’apogée et le déclin des cabarets et des music-hall », à « rencontrer des personnages historiques et entendre des histoires coquines, mafieuses ou prohibitives ». Une immersion dont je me souviendrais longtemps.

La Clique Vocale

Le lendemain soir, avec Julie, nous sommes allées voir Laurence, une de ses amies, chanter au sein de la Clique vocale. D’abord, j’ai cru que c’était un spectacle à la Voca People, mais pas du tout. En fait, c’est un ensemble vocal, oui bon une chorale super créative mais plus qu’une chorale, donc un ensemble vocal. On plonge directement dans leur univers décalé sur le thème de « la folie qui m’accompagne ». Tout est bien pensé. Alors que les gens s’installent, certains chanteurs sont statiques, d’autres font des choses étranges et d’autres encore se mêlent au public en débitant des paroles qui n’ont ni queue, ni tête. Puis, le noir, le silence et place au spectacle.

Ils mêlent admirablement chant, théâtre, musique et la chef de chœur, Solène Derbal a de l’énergie et de l’humour à revendre. La scène devient leur terrain de jeu et à la fois le lieu d’expression d’émotions éclectiques qui vous emporte parfois. A la fin le public s’est retrouvé sur scène, nous avons chanté ensemble. Puis, ils nous ont lâchement abandonné pour aller dans le public et là, c’était le drame. Heureusement, un faux chef de choeur est sorti de nul part et nous avons chanté comme jamais. Au diable les fausses notes et le manque de rythme. C’était un super spectacle.

Papa, ce message s’adresse à toi, puisque tu vas me lire.
J’ai pensé fort à la prestation de ta chorale, et je me suis dis que celle-ci était bien mieux.
(Côme dabitude, si tu voi des faute d’orthografe, fais-le moi savoir discrétos par mail).
Des bisous. Mouak, mouak.

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4 Commentaires sur "Un spectacle et plus, si affinités : Montréal, divertis-moi !"

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tya
Invité

Trop Cool !! ça donne envie de venir te rejoindre. ça à l’air super sympa ! j’organiserai mes vacances pour venir à cette période l’année prochaine 😉

Omar
Invité

Trop biende te suivre (^_^).
Faudra que je vienne voir tout ça.

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