Québec city Baby ! C’était juste pour avoir le mot clef de mon article dans le premier paragraphe pour faire en sorte que le petit point affiché pour le référencement soit vert. Ceci étant dit, j’ai décidé d’adopter une nouvelle tactique. Je vais vous raconter mon week-end, j’écrirai les articles sur mes précédentes activités plus tard et je les publierai avec une date antérieure. Oui, on peut tricher. Non, je n’ai pas dit que ma tactique était intelligente.

La semaine dernière, Diany a décidé de m’emmener en week-end hors de Montréal. Youpi ^^ On avait prévu de faire Québec City puis, le Parc des Hautes Gorges de la Rivière Malbaie. Week-end de 3 jours oblige, tout le monde s’y est pris tôt pour réserver, bien entendu, sauf nous. Nous voulions dormir dans le parc mais impossible de trouver quelque chose de disponible le jeudi pour le samedi, de plus, nous devions revenir lundi matin car y’en a qui bosse, moi en l’occurrence. Nous nous sommes ravisés, au grand désespoir de Diany, car le parc des Hautes Gorges de la Rivière Malbaie était trop loin ; nous n’aurions pas pu en profiter. Du coup, nous avons décidé d’aller au Parc de la Mauricie. Evidemment, les logements au sein du parc étaient également tous occupés, nous avons dû réserver en dehors du parc. La cabane dans les bois, ça sera pour la prochaine fois.

Ce même jeudi, j’ai déménagé. Je n’avais pas grand chose. Peut-être un peu quand même. L’application Uber a décidé de snober mon téléphone. Celui que Diany a appelé a annulé la course, le cochon ; visiblement il ne nous trouvait pas. Du coup, j’ai appelé un taxi, auquel j’ai fait un généreux don de 15 dollars de pourboire pour une course de 16 dollars. Voilà, voilà.

Ce même jeudi, je n’ai dormi que 2h parce qu’à priori, le bar en face de la maison est l’un des plus gros du plateau. Je crois que c’est le point de ralliement de tous les étudiants de Montréal. Ils ont des basses qui rendraient sourd un sourd. Le vendredi, j’ai enchaîné avec ma journée de 9h à la boulangerie. Autant vous dire que j’étais à côté de la plaque, à côté de mes pompes et à côté de moi-même.

Québec City

Vendredi soir, la délivrance. Enfin le départ pour Québec City, dans notre petite Fiat 500 sport bleu pétant. « Tu s’occupes du volant, je m’occupe de tout ». Moi aux platines, ça envoie du bois. On a commencé avec MHD, affectionné par Diany, j’ai presque cru qu’il était avec moi dans la voiture, MHD, pas Diany, parce que Diany était dans la voiture puisqu’il conduisait. Et justement, comme il connaît toutes les paroles, j’ai eu droit à un concert privé exclusif ; de quoi me faire rire et me redonner la pêche. J’ai enchaîné avec du Hip Hop Caviar puis de la chanson française sur suggestion de Monsieur. C’était la folie dans notre boîte à chaussure roulante. On a chanté si fort et parfois si faux qu’on aurait pu être verbalisé pour tapage routier nocturne. On a prévu de faire, prochainement, un duo sur « j’irai ou tu iras » de Céline Dion et Jean-Jacques Goldman et devenir riche.

Vers 21h nous sommes arrivés à l’auberge. Lui, chez les hommes. Moi, chez les femmes. Nous avons déposé nos affaires et sommes repartis fissa pour faire un tour de Québec, de nuit. Le Fairmont le Château de Frontenac est gi gan tes que. Enorme de chez énorme ; de la taille d’une petite ville. Il domine tout Québec, s’impose, majestueux, impressionnant. Nous avons failli louer une chambre pour la nuit mais nous avons finalement opté pour l’Auberge Internationale en dortoir de 4, en toute humilité. Nous nous sommes baladés le long de la promenade des Gouverneurs puis nous sommes rentrés nous reposer.

Le lendemain matin, le temps de prendre le petit déjeuner, nous sommes partis visiter Québec, de jour. Nous avons longé le fleuve Saint Laurent jusqu’au Vieux-Port. C’était agréable, il faisait beau. Diany a fait quelques calculs pour acheter un 3 mats en bois, puis s’est finalement rabattu sur un deux mats plus moderne, en cas de tempête en mer. S’il s’y prend bien, dans deux vies, il pourra l’acheter. Nous avons joué aux touristes que nous sommes, déambulé dans les rues du Quartier Champlain, fait nos fessiers puis sommes rentrés à l’auberge pour récupérer nos affaires et continuer notre route.

 

Chutes de Montmorency

Direction les Chutes de Montmorency ! Nous aurions pu gravir les 487 marches accrochées au flanc de la falaise mais par soucis de temps, et de temps seulement, nous avons pris le téléphérique. En haut, le Manoir de Montmorency nous tendait les bras. De prime abord, ça m’a plutôt fait penser à une maison de retraite luxueuse dans Desperate Housewives. Hum, pas sûr qu’il y ait une maison de retraite luxueuse dans Desperate Housewives. Peu importe, poursuivons. Nous avons traversé les quelques mètres qui nous séparaient des chutes pour arriver sur le pont suspendu pendant que d’autres s’essayaient à la tyrolienne, alors qu’ils n’auraient pas dû. Une fois au milieu du pont, d’un côté une eau calme qui va en sens contraire de la falaise et de l’autre côté, c’est la chute, 83 mètres plus bas. Nous avons pris quelques photos artistiques, ou pas, puis sommes redescendus.

D’en bas, avec nos wraps cheddar estampillés Chutes de Montmorency, la vue était fantastique. L’idée de me baigner m’a presque effleuré l’esprit. Nous nous sommes fait arroser par les embruns, tentant de prendre quelques photos ratées. J’ai quand même capturé deux petits arc-en-ciel. Mes cheveux ont gonflés, au revoir bouclettes, bonjour chou-fleur. C’est tout pour ce midi, direction notre 3ème étape.

 

Parc de la Mauricie

Nous avions donc réservé à l’Hôtel Marineau de Shawinigan, à 30 minutes du Parc de la Mauricie, ou pas. Après vérification, c’était l’Hôtel Marineau à Mattawin à 50 minutes. Mais que nenni. Nous voici partis directement pour le parc, nous avons jusqu’à 22h pour faire des randonnées en toute sécurité, après nous serons servis comme repas chaud aux écureuils.

Nous nous sommes dirigés vers Shewenegan pour faire les sentiers les plus proches, celui des falaises et celui des cascades. C’était reposant de se balader, soleil couchant, en pleine forêt. Nous avons croisé peu de gens. L’air frais sur le visage et dans les narines nous a fait du bien. Nous nous sommes arrêtés aux différents points de vue. Les téléphones en rade de batterie, nous étions complètement déconnectés et ça m’a fait un bien fou. J’étais bien, juste là, avec lui, entourée par les arbres, le fleuve et pour seul bruit environnant, les feuilles qui se caressent, les écureuils et les oiseaux. J’aurai pu regarder dans le vague pendant des heures mais le soleil se couchait, il était temps de rentrer faire dodo. Demain, c’est randonnée !

Nous étions motivés. Nous étions habillés. Diany était passé en mode trappeur avec son survêtement épais blanc cassé et ses crampons vert fluo. Nous avons roulé, roulé, roulé. Nous avons constaté la jauge d’essence diminuer, diminuer, diminuer. Nous avons vu la pluie tomber, tomber, tomber. Nous avons rebroussé chemin. Il a plu toute la journée. Nous sommes passés des arbres au gazon, de la forêt à la télé, de la randonnée au foot. C’était France / Luxembourg ; décidemment rien à avoir avec 1998 ; ma seule référence footballistique. Nous nous sommes goinfrés, à défaut de nous dépenser. Le reste est classé confidentiel.

Lundi matin a sonné la fin de notre week end. Au revoir notre petit cocon à Mattawin avec vue sur le fleuve. Bonjour boulangerie.

Quand est-ce qu’on repart ?

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2 Commentaires sur "Le temps d’un week-end : Québec, Montmorency et Mauricie"

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Paf
Invité

Chou-fleur cheveux… comme d’habitude non? 😂😁

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